Les asiatiques et la langue française ; la française et la langue coréenne…
Petit bilan sur l’avancée de mes progrès en coréen :
Pour le moment, nous en sommes à l’apprentissage des caractères et des sons coréens et je peux dès à présent me vanter de pouvoir lire les signes coréens !
Bon ok, ce n’est pas un exploit extraordinaire dans la mesure où le syllabaire coréen est beaucoup moins chargé que son confrère le japonais !
Bon ok, ce n’est pas un exploit extraordinaire dans la mesure où le syllabaire coréen est beaucoup moins chargé que son confrère le japonais !
La difficulté se situe, en revanche, au niveau de la prononciation…
Je vous explique tout : en coréen, il y a trois sortes de consonnes.
Pour le son ka, par exemple, il y a le ka normal puis le ka avec de l’air qui sort de la bouche, et enfin, mon petit préféré, le ka fort comme on l’appelle, sans air sortant de la bouche que j’arrive à prononcer au prix d’une autostrangulation et de mimiques qui amusent beaucoup mes camarades coréens !
Je vous explique tout : en coréen, il y a trois sortes de consonnes.
Pour le son ka, par exemple, il y a le ka normal puis le ka avec de l’air qui sort de la bouche, et enfin, mon petit préféré, le ka fort comme on l’appelle, sans air sortant de la bouche que j’arrive à prononcer au prix d’une autostrangulation et de mimiques qui amusent beaucoup mes camarades coréens !
Il va falloir que je trouve une autre méthode, car, quand je commencerai à prononcer des phrases entières, je vais me trouver au bord de l’évanouissement !
La langue française vue par mes collègues asiatiques maintenant :
Les coréens, les japonais et les chinois sont, de manière générale, très attirés par la langue française, la langue de Paris « so romantic ! »
Cela fait vraiment plaisir de sentir sa langue et sa nationalité autant appréciées !
Leur enthousiasme se manifeste par l’envie absolue de prouver leur intérêt pour la langue française en prononçant des mots, des expressions qu’ils ont retenu et en nous demandant d’en traduire d’autres pour leur apprendre.
Ainsi, j’ai souvent droit à une salve de « bondjoul » quand j’entre dans une pièce. Ou alors des « comment ca pa ? » des « Melci ! » et même des « de lien » pour les plus avertis !
Je vis ainsi quotidiennement des grands moments de perplexité face aux efforts de mes amis pour me parler français. Ainsi, j’ai mis quelques minutes à percuter le sens du « sabe, sabe, sabe !! » de mon amie Iroe la japonaise (traduction : ca va ?)
Ce midi Jong m’a demandé la traduction d’I love you... Scène mémorable :
«The translation is je t’aime »
«Je t’amou? »
«No, je t’aiiiimeuh like the cow sound»
«Je t’amou? »
«Noo, je t’aaaiiimeeuh! »
« Je t’amou ? »
« JE T’AIMEUUUUUHH !!!!! »
« ... je t’amou ? »
« Great ! », il y a des fois où il faut mieux ne pas insister...
Mais bon, après deux semaines, je peux dire que je deviens une experte en traduction du français des étrangers. Par exemple, je suis très fière d’avoir compris du premier coup le « patapatalasafasani ! » de mon amie Lei Wan, la chinoise !
Allez, je ne vais pas vous donner la traduction tout de suite et organiser un grand jeu concours sur mon blog : celui ou celle qui devinera en premier le sens de la phrase de Lei Wan aura droit à un petit colis avec des surprises bien kitschs made in Korea ! Ce n'est pas trop difficile, je pense, mais bon je ne me rends peut-être pas compte...
Good Luck !
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